Lettre aux adhérents
du 17 juillet 2006
HISTORIQUE
Lettre aux Adhérents
Lettred'information
A G du 27/04/05
A G du 18/12/05
Bureau du 09/01/06
Commission centre
Lettre aux adhérents 17/07/06
A.G. du 08/08/06
Lettre D.U.P.
mars 2007
Chiffres du rapport projet centre village
A G du 09/08/07
Lettre au Prefet

Les Contamines, le 17 juillet 2006

A l’attention des adhérents de l’A.D.D.V.M.C

Mademoiselle, Madame, Monsieur,

En 1980, notre association était composée de plus de 350 adhérents, dont la force principale était générée par le nombre bien sûr important de sympathisants mais aussi, et peut-être surtout, par leur diversité (résidents permanents ou secondaires) et par voie de conséquence la pluralité des opinions exprimées.
Nous nous sommes battus pour écarter l’urbanisation possible du Nant-Borrand, nous avons affirmé notre souci de préserver le fond de vallée en préconisant, chaque fois que cela était possible, d’opter pour l’achat par la Commune des terrains qui étaient en vente dans cet espace.
Parallèlement à ces actions d’ordre environnementales, conscients que le tourisme était un élément majeur de notre développement, nos réflexions ont amené à imaginer comment s’intégrer intelligemment dans un secteur économique où la concurrence était, déjà à cette époque, très vive.

Deux axes principaux ont guidé nos propositions :
1) Les équipements indispensables pour offrir à notre clientèle potentielle un confort et un attrait supplémentaire;
Dans le domaine de la saison d’hiver en concertation bien sûr avec la S.E.C.M.H., nous insistions sur l’extension du domaine skiable, le confort des installations de remontées mécaniques et l’obligation d’un retour à ski sans difficultés particulières jusqu’au village.
Pour l’été, il nous semblait impératif d’utiliser l’espace situé en aval de Notre-Dame de la Gorge pour aménager une vaste zone de sport et de loisirs.
2) Les moyens à mettre en œuvre pour faire connaître en France et partout ailleurs notre village et ses atouts.
Plus difficile à analyser, nous avions conclu que seule une organisation regroupant toutes les forces vives du village, tant au niveau économique, social, associatif que culturel, aurait une autorité suffisante pour créer une dynamique propre à générer le souci et les moyens de se faire connaître, mais aussi de dépasser certains clivages locaux pour mieux accueillir nos clients et leur donner envie de revenir chez nous. Il nous paraissait donc indispensable d’intégrer toutes ces composantes à l’intérieur de l’Office du tourisme et de modifier l’organisation de celui-ci.
Nous sommes en 2006 et, durant 24 ans, notre association s’est quelque peu mise en retrait avec le sentiment que les idées que nous avions défendues avaient trouvé un écho favorable chez ceux qui avaient en charge les destinées de notre village.La base de loisirs était créée et se développait, les infrastructures d’hiver se modernisaient (nouvelles remontées mécaniques, entretien des pistes, canons à neige, retour skis aux pieds vers le Lay et le Pontet, centre de ski de fond, garderie d’enfants). La route d’accès au Nant-Borrand était stoppée, le nouveau P.O S. supprimait les zones d’urbanisation future à Nant-Borrand, la Chaz et Colombaz, soit environ 100 hectares, notre fond de vallée conservait son caractère, en lien avec une stratégie foncière communale positive en secteur.
L’Office du tourisme, sous la forme d’une association loi 1901 aidée par une subvention annuelle importante de la municipalité, réussissait à fédérer les groupes socio-économiques de la station et donnait une impulsion suffisamment forte dans les domaines essentiels de notre développement touristique (promotion, Centrale de réservation, animation) pour donner aux Contamines, en interne et en externe, l’image d’un village dynamique tourné vers l’avenir et ce, malgré quelques querelles intestines locales inhérentes à toute organisation de ce type.
Malheureusement il nous semble que, depuis 2004, un certain nombre de signaux soient de nature à nous inquiéter et il apparaît maintenant nécessaire à notre Bureau d’en dresser la liste, de vous la communiquer et ainsi d’ouvrir avec tous un débat nous permettant de mettre en œuvre les actions qui vous sembleront nécessaires de mener pour défendre les options que vous aurez choisies.

LES FAITS

L’aménagement du Centre
Une réalisation certainement indispensable, mais un projet qui suscite de nombreuses interrogations, d’ailleurs clairement identifiées lors de la concertation.
- un coût jugé trop lourd et qui, de plus, apparaît comme minoré par rapport à ce qu’il risque d’être en réalité (achat de terrains et difficultés de réalisation en particulier de la déviation).
- une incidence fiscale lourde.
Rappelons qu’en 1999 le Conseil municipal avait voté une augmentation de 5 % des taxes locales pour permettre d’anticiper sur de futures charges concernant surtout l’aménagement du Centre. Si, comme cela nous a été indiqué, on ajoute encore 11 % à ces taxes, il apparaît que sur les 294 communes que compte la Haute-Savoie, seules 15 en ce qui concerne la taxe d’habitation, 26 pour le foncier bâti, 5 pour le foncier non bâti et 12 pour la taxe professionnelle auraient des taux plus élevés que les nôtres ... avec, de plus, une durée d’amortissement pour ces investissements estimée selon le dernier bulletin municipal à 50 ans.
- une déviation jugée non nécessaire pour solutionner un problème de trafic très épisodique. - une forte opposition au parking situé derrière «le Chamois».
A ces remarques, le groupe technique chargé de les analyser semble les rejeter à l’exception du parking situé derrière «le Chamois», projet qui a déjà entraîné la construction d’un immeuble aux Loyers sur 1.760 m² de terrain communal.
Le Conseil municipal, lors de sa séance du 26 juin 2006 a donc décidé de poursuivre sur cette voie en demandant à Monsieur le Préfet de mettre en place une enquête afin d’obtenir une «Déclaration Utilité Publique», permettant en clair d’imposer aux propriétaires concernés la vente de leurs terrains aux conditions fixées par la municipalité. C’est la première fois depuis plus de 35 ans que l’on utilisera aux Contamines ce type de procédé pour faire aboutir un projet.


L’organisation de l’Office du tourisme
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Nous sommes passés d’une gestion collégiale impliquant et responsabilisant les forces socio-économiques de notre station à un système actuel de régie municipale, puis peut-être de S.E.M., qui a pour conséquence première une démotivation presque totale des acteurs de notre développement qui se traduit, dans un contexte touristique où la concurrence est de plus en plus vive, par une perte de notoriété et surtout de dynamisme dont l’on peut malheureusement vérifier les effets en fréquentant notre village, même pendant les périodes que l’on qualifiait, il y a quelques années, de «haute-saison».

Les pressions extérieures

Nous avons le sentiment un peu désagréable d’être de moins en moins maître du destin des Contamines.
En Haute-Savoie, 40.000 hectares de l’espace sont protégés et ainsi soumis à des règles administratives départementales ou nationales. Les Contamines, commune de 8.250 hectares, a accepté de protéger un peu plus de 6.000 hectares, soit à elle seule plus de 15 % de l’ensemble de la protection départementale.

Trouvez-vous anormal de revendiquer que nous puissions, sur les 2.000 hectares qui restent, avoir au moins le droit d’organiser l’aménagement de ce territoire comme nous le souhaitons, tout en respectant bien sûr les lois qui régissent l’ensemble des communes ? Il semble que non ... en voilà deux exemples :

Un projet d’extension du domaine skiable et de liaison avec les stations voisines est à l’étude. Un collectif d’associations, dont les membres sont majoritairement extérieurs à notre village, se crée, manifeste, dit «stop» à tout projet de ce type, et nous indique d’une manière directe et agressive que nous n’avons quasiment plus droit à la parole car nous ne sommes pas capables de comprendre et d’analyser les notions majeures de «développement durable».
Pourtant paradoxalement depuis 20 ans, nous avons cherché à entretenir et conserver ce qui fait partie de notre patrimoine. En 1950, plus de 400 chalets de montagne (preuves cadastrales et photographiques à l’appui) permettaient d’exercer une activité agricole, à cette époque indispensable, mais aussi en corollaire d’entretenir cet espace. 40 ans plus tard, près de la moitié de ces chalets ont disparu. Ceux qui restent sont souvent en très mauvais état, les bois et les taillis remplacent les espaces de verdure. Quelques propriétaires souhaitent remettre en état ces lieux et la municipalité soucieuse de préserver ces espaces et le patrimoine qu’ils représentent, leur accordent sous le contrôle de la Commission d’urbanisme l’autorisation de rénover ces constructions.

Bilan de cette opération : le Maire est traduite en justice, et l’on évoque l’obligation de démolition. Depuis 2002, aucune autorisation de ce type ne peut être accordée, alors que nos voisins montagnards les plus proches, suisses, autrichiens ou italiens subventionnent ces initiatives.

Enfin, sur un plan totalement différent, notre village situé en fond de vallée a besoin pour vivre et se développer d’un accès routier le plus fluide possible. Force est de constater qu’en ce domaine encore, notre voix parait quasi inaudible et que les derniers projets connus pour relier l’A 40, axe central de circulation vers le Pays du Mont-Blanc, semblent ignorer totalement notre situation particulière.
Ces problèmes, et peut-être d’autres encore, nous conduisent à vous proposer d’en débattre le plus librement possible lors de l’assemblée générale de notre association, qui se tiendra le mardi 8 août dans la salle de l’Espace animation (préau de l’école) à 20h30 et qui sera ouverte à tous, adhérents ou non adhérents.

Les actions qui pourront alors être engagées par notre Bureau auront ainsi la légitimité de l’ensemble de vos observations qui, par ailleurs, peuvent aussi nous parvenir par mail.

Merci d’avance et à bientôt.

Pour le Bureau :
Le Président,
Bernard CHEVALLIER


ADDVMC Les Contamines-Montjoie